suis
les bêtes
qui traversent
le rêve du matin
avec elles
les prés d’or
la lenteur des nuages
la lumière douce
et les ombres
portées
aussi
la petite flaque
de têtards
derrière la grange –
noire pulsation
au cœur du bocage
et le sentier caillouteux
où jadis
un gros bâton te tenait
la main

Albert Louden