A ras le jour




sur un chemin

peu frayé

je reviens là où

le voyage a commencé


je suis seul

je pose le pied dans ce qui reste

la lumière n’est plus la même

le jour s’est retourné


au fond

il suffirait de peu

pour pleurer


un arbre penché

une odeur de terre fraiche

l’oiseau

quand il chante la fin de l’été


je continue

de marcher

Kile Thomson

Appendice



tant que

le désir ne dit pas

son vrai nom

corps et voix

restent en lisière

un rire traverse

le jardin

la fenêtre est ouverte

la lumière le rejoint

un peu plus loin

Kyle Thomson