sur un chemin
peu frayé
je reviens là où
le voyage a commencé
je suis seul
je pose le pied dans ce qui reste
la lumière n’est plus la même
le jour s’est retourné
au fond
il suffirait de peu
pour pleurer
un arbre penché
une odeur de terre fraiche
l’oiseau
quand il chante la fin de l’été
je continue
de marcher

Kile Thomson
