Instantané – 2



le silence

fait peau

maintenant


je souffle –

pleurer

n’est pas faute


ni même

signe de l’absence


l’instant d’après

sort du cercle


parfois

les mots disent

des vérités

inconsolables

Trent Parke

Si étrange est le jour



la lumière

affleurant le mur

je me tourne

sur le côté


je cède

au silence

l’absence revient

je devais songer


pourtant

tout était là

sous mes yeux

intègre

presque entier


même le poème

dans la chambre

obscure

semblait respirer

Jack Davison