Huis clos



chambre

en friche

au bord du fossé


ni signe

ni promesse


les murs

se taisent

j’éteins

la lumière


à pas lents

le visage revient

Kathleen Meier

Le souffle



le vent tient

dans sa paume

la chaleur

des nuits d’été


je me tourne

épaule contre sol


au-dessous

quelque chose remue

en silence


la terre

respire peut-être

elle-aussi

Kathleen Meier