La main sur l’épaule




une main

se pose

sur mon épaule


je sens

la pression de ses doigts

sur ma peau


elle ne pèse presque rien


je la reçois

comme si elle était

de chair

ou qu’un autre corps

était là

Harry Gruyaert

Prison

 

Toutefois reste le vent dans les os

et le vent partout

lorsque la mer se retire

.             et que tu crois – mais un instant seulement ! –

que tout s’arrête là

et que tu fermes les yeux en attendant

de ce monde

ou d’un autre peut-être

un signe différent

.                     un réveil assuré

d’une possible béatitude, un jour

 

Roberto Veracini

Harry Gruyaert