sur l’épaule
se pose
la main légère du temps
puis un souffle
dans l’attente muette d’un mot
d’un frisson
mais la pierre
en creux
garde encore le son de ton pas
l’œil vacille – pleurer
ou s’ouvrir
il ne tranchera pas

Harry Gruyaert
sur l’épaule
se pose
la main légère du temps
puis un souffle
dans l’attente muette d’un mot
d’un frisson
mais la pierre
en creux
garde encore le son de ton pas
l’œil vacille – pleurer
ou s’ouvrir
il ne tranchera pas

Harry Gruyaert
Toutefois reste le vent dans les os
et le vent partout
lorsque la mer se retire
. et que tu crois – mais un instant seulement ! –
que tout s’arrête là
et que tu fermes les yeux en attendant
de ce monde
ou d’un autre peut-être
un signe différent
. un réveil assuré
d’une possible béatitude, un jour
Roberto Veracini