lla brûlure
invisible
c’est la langue des yeux
blanche
grêle
plus forte que le cri
ou l’avalanche de mots
elle passe sans bruit
reste
sous la peau

Erwin Olaf
un rivage
désert
dans l’à-vif du soir
de la lumière mouillée
les senteurs ocres
du planisphère
la pierre qui pousse
sous mes pieds

Erwin Olaf