Don Delillo

« Lorsque j’écris avec ma machine, je produis des caractères bidimensionnels, un a, un b ou un c par exemple. Ils sont plats mais je les perçois pourtant comme tridimensionnels, comme une sculpture que je peux toucher. Quand on compose un mot sur une page blanche, je considère que c’est comme travailler à une sculpture, comme malaxer de la glaise ou travailler du marbre. Dans les mots et dans les phrases, il y a un attrait esthétique qui n’a strictement rien à voir avec le sens. » – Don Delillo

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Jean Echenoz

A partir du moment où l’on a vaguement l’idée d’une phrase et qu’on la tourne un peu dans tous les sens pour trouver ce que l’on espère être son efficacité la plus grande, il y a forcement un moment où elle se moque d’elle-même. Et c’est souvent le moment intéressant, le moment où elle peut être à la fois efficace sur un plan descriptif, où elle peut avoir une charge émotionnelle et en même temps, laisser apparaître sa propre incongruité.

Les Inrockuptibles – Hors série Interviews

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