le long du soir
l’œil se mêle
à la rumeur des pierres
j’égrène les ombres lasses
les lieux
par où l’amour est passé
ma langue
a le gout de la cendre
et n’en déplaise
à ma propre écriture
je me souviens
autant du miroir
tremblé
que du visage pleurant

le long du soir
l’œil se mêle
à la rumeur des pierres
j’égrène les ombres lasses
les lieux
par où l’amour est passé
ma langue
a le gout de la cendre
et n’en déplaise
à ma propre écriture
je me souviens
autant du miroir
tremblé
que du visage pleurant
