ces fleurs
sur le rebord –
la lumière
les traverse
comme si le matin
leur appartenait
je reste
un long moment
à les dévisager
quelque chose en moi
se desserre
je respire
sans trop y penser

Bertrand Delais
ces fleurs
sur le rebord –
la lumière
les traverse
comme si le matin
leur appartenait
je reste
un long moment
à les dévisager
quelque chose en moi
se desserre
je respire
sans trop y penser

Bertrand Delais
un poème
surgit
là où la veille
n’étaient que
vent et poussières
nul visage promis
aucun nom est écrit
mais
dans la blancheur de l’air
juste avant la voix
un souffle léger –
je te reconnais

Bertrand Delais
(JE TE CONNAIS, tu es très courbée
Et moi, le transpercé, te suis assujetti.
Où flambe un mot qui témoignerait pour nous deux ?
Toi – tout à fait réelle. Moi – tout entier folie)
Paul Celan
Bertrand Delais