(de) Au risque de l’inconnu

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(…) Au risque d’écrire à un(e) presque inconnu(e) une lettre d’amour à partir d’un presque rien qui vous a traversé dans une fulgurance inconnue de vous jusqu’alors.

Au risque de ne pas cesser de faire l’amour.

Au risque de prier sans le secours d’aucun Dieu, où même avec.

Au risque de l’amitié, cachée, folle, éperdue, infinie. Pire qu’un amour.

Au risque de l’ennui, et aimer cet ennui sans secours.

Au risque de marcher seul dans une ville et attendre que survienne, à cet instant, le sens de toute une vie ; savoir que le lendemain disparaitra (…)

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Anne Dufourmantelle