elle ajoute
un oiseau
dans la doublure
de sa veste
une poignée de graines
pour son sommeil
à la saison des orages
dit-elle
il en est toujours un
qui ouvre
la cage et s’échappe
dans le jardin

Holger Hoffmann
elle ajoute
un oiseau
dans la doublure
de sa veste
une poignée de graines
pour son sommeil
à la saison des orages
dit-elle
il en est toujours un
qui ouvre
la cage et s’échappe
dans le jardin

Holger Hoffmann
Je dois maintenant
désormais je dois
serrer mes lignes
que nul n’en sorte.
Ne plus refuser
le nom et la voix
ne pas recouvrir
la pierre reverdie.
Loi des heures
passant noircies,
la parole amputée
la loi du silence.
Et la peur d’arracher
un mot au marbre
un soupir à l’ombre
un cheveu au sommeil.
Jean Todrani
Anna Maria Maiolino