Une balançoire


Sous la balançoire

deux sillons parallèles

tracés à coups de pieds

comme coups de dents

dans un fruit vert

la terre labourée exhale le jeu – l’envol à peine

pendule entre ciel et terre

la chanson du bois ouvre sur tant de mondes

dans le grincement des cordes

se lève la brise du large

les voyages de l’enfance

sans frontières ni langage

une planche dans le désert

source des imaginaires innocents


Ada Mondès

Alain Laboile

La main

au cœur du rocher

courent les lignes du monde


j’approche un doigt


je les effleure

sans savoir

laquelle mène à toi

mais déjà

la main court sur la pierre

elle va d’une ligne à l’autre


s’arrête

puis reprend

Alain Laboile