Le bois mort


un chemin

désert

dans l’à-vif du soir

une lumière

mouillée

ces senteurs ocres

qui remontent

de sous terre

la pierre

poussant

sous nos pieds

Erwin Olaf

Un soir



il pleut

dans la chambre

je pourrais

ouvrir la fenêtre

hurler

moi-aussi –


« la mort est bleue

les femmes s’enfuient

avec la lune »


je ne le fais pas

je reste là

à écouter le bruit

de l’eau sur le bois

quelque chose

se tait à l’intérieur

c’est peut-être

moi

Will Hooper

(de) * Extraits du corps – Bernard Noêl