Entendrais-tu

 

Et si tu écrivais la chambre des ombres

entendrais-tu

 

la voix que menace

son propre écho, un murmure dressé

contre le silence

s’engouffre dans la nuit

et s’étonne du vent qui écorche

la fenêtre, entendrais-tu

 

tes mots au bout de l’aube

si tu écrivais

ce qui brûle en toi ?

 

La voix halète, étouffe presque

la parole sans écho, l’amour

sans amour, le désordre

planté dans le temps

qui s’obstine jusqu’à demain.

 

Hélène Dorion

Carlo

 

A propos terrain vague

la poésie en mille morceaux

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