Toussaint

 

la petite vieille

l’œil bas

qui astique la dalle jouxte

sait-elle où vont les morts

quand ils nous dés-appartiennent

le jour de tes funérailles

nous étions pourtant tous là

le regard comblé de roses

si peu oublieux

à prier sous un ciel

de taille

   Bertrand Lamouroux

 

 

A propos terrain vague

la poésie en mille morceaux

2 réponses

  1. Justement.
    J’ai passé le matin à écrire
    en pensant à mon père.
    À ces morceaux de lui
    disparus pour toujours
    que je n’aurai qu’entrevus.

    Merci. Pour ce très beau poème.
    Je sais toujours, en ouvrant
    votre porte, que j’y serai touchée.
    Que j’y trouverai nourriture
    et de mots et d’âme.

    J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s